Lorsque l’on surfe sur Internet, il n’y a rien de plus désagréable qu’un site qui charge très lentement. Pour Google, il s’agit d’un très mauvais signe et pour les exploitants de boutiques, chaque milliseconde de chargement supplémentaire est synonyme de pertes de revenus.
Source : Eva Wagner, fr.ryte.com

https://fr.ryte.com/magazine/optimisation-page-speed-comment-ameliorer-le-temps-de-chargement-de-mon-site-web

Il est donc d’autant plus important que votre site web dispose de la vitesse adéquate. Vous découvrirez dans cet article où se trouvent les éléments qui ralentissent le chargement de votre site et comment les éliminer.

On désigne généralement par « vitesse de chargement » le temps nécessaire à un site pour afficher un lien sur lequel vous avez cliqué dans votre navigateur. Outre le terme « vitesse de chargement », on utilise également l’expression « durée de chargement » ou « Page Speed ». Si vous faites des recherches à ce sujet sur le Web, vous trouverez donc différentes appellations pour désigner un seul et unique concept.

Dans le contexte d’un chargement rapide des pages d’un site, le Time to first byte (TTFB) revêt également une grande importance. Cette expression désigne le temps qui s’écoule avant qu’un client ne reçoive le premier byte de la part d’un serveur.

Depuis avril 2010, le temps de chargement d’un site web fait officiellement partie des facteurs de classement par Google. Cependant, il est évident que la durée de chargement n’est pas le seul facteur responsable d’un bon classement. Il s’agit seulement d’un facteur parmi des centaines d’autres qui peuvent influencer le classement dans les SERP. Toutefois, dans un environnement extrêmement compétitif, un site qui charge rapidement peut faire pencher la balance en faveur d’un classement plus favorable.

Comment mesurer la vitesse de chargement de mon site ?

Il existe de nombreuses méthodes permettant de mesurer la durée de chargement d’un site web. Vous pourriez par exemple lire ou bloquer manuellement les fichiers journaux de votre serveur. Dans les faits, un chargement plus lent est généralement relatif puisque chaque utilisateur a une perception différente du temps. Cependant, lorsque vous utilisez des données valides, vous pouvez mieux travailler à l’optimisation de la vitesse de chargement de votre site à long terme.

Google PageSpeed Insights : Google met à disposition un outil gratuit vous permettant de mesurer la performance de votre site web. Pour ce faire, Google travaille avec un score de 100 points, qui correspond au nombre de points maximal qui peut vous être attribué. Après avoir saisi votre URL et lancé l’analyse, vous recevez non seulement des informations concernant la vitesse de chargement, mais également des possibilités d’amélioration de cette dernière à travers la mise en place de quelques mesures. Il n’est pas rare que les chiffres et les conseils fournis par Google déconcertent les débutants.

page d'accueil pagespeed insights

Illustration 1 : Page d’accueil de Google PageSpeed Insights

Google Analytics : Lorsque vous analysez votre site web à l’aide de Google Analytics, les chiffres relatifs à la durée de chargement de celui-ci sont disponibles dans la rubrique « Comportement ». Cliquez ensuite sur « Vitesse du site web ». Avantage : si vous avez également installé l’outil de suivi e-commerce, vous pouvez évaluer directement l’influence de la vitesse de chargement sur les conversions.

Google Search Console : Dans Google Search Console, vous trouverez les durées de chargement dans la rubrique des statistiques des robots d’exploration dans l’onglet « Exploration ». Vous pouvez ainsi voir combien de kilobytes sont téléchargés par jour et la durée nécessaire au Googlebot pour télécharger l’une de vos pages, exprimée en millisecondes. Dans le cas présent, l’élément intéressant est avant tout le déroulement et cette méthode permet donc de révéler plus facilement les problèmes de chargement.

OnPage.org : Outre le Time to first byte, OnPage.org indique également la durée de chargement de la page. Parallèlement, le rapport indique le classement de la durée de chargement. Ce rapport est également disponible dans la version gratuite OnPage.org FREE.

Yslow : Il s’agit d’un outil développé par Yahoo!. Vous pouvez l’utiliser comme favori intelligent, comme outil pour centre de commande ou comme extension de navigateur. Les règles concernant la vitesse se basent sur les directives énoncées par Yahoo!. La fonctionnalité « lignes de commande » rend également l’outil intéressant pour les utilisateurs chevronnés. Notez néanmoins que l’utilisation de ce plug-in sur Firefox nécessite l’installation du plug-in Firebug.

Illustration 2 : Yslow

Pingdom.com : Cet outil requiert une inscription pour pouvoir l’utiliser. Il vous indique les durées de chargement de vos sites Internet sous forme de diagrammes et de statistiques, qui facilitent ensuite les analyses. Ainsi, vous pouvez par exemple voir très rapidement quels éléments ralentissent le chargement d’une page.

Illustration 3 : Pingdom

WebPageTest.org : Cet outil vous offre la possibilité de simuler la durée de chargement de votre site sur différents navigateurs. Vous pouvez utiliser différents emplacements simultanément. Ainsi, vous pouvez par exemple tester la vitesse de chargement de votre site pour les internautes se trouvant à l’étranger.

Which Loads Faster : Ce programme Web poursuit une approche relativement compétitive puisqu’il compare la durée de chargement de deux sites. Le Website Speed Ranker, qui vous permet de comparer jusqu’à 4 sites, fonctionne de la même manière.

Pourquoi la durée de chargement de mon site Internet est-elle importante ?

De nombreuses raisons penchent en faveur d’une durée de chargement réduite :

1. Une expérience utilisateur positive : Selon une étude réalisée par kissmetrics, près de la moitié des internautes s’attendent à une durée de chargement de moins de deux secondes. Si le chargement dure plus de trois secondes, 40 pour cent des visiteurs abandonnent leur navigation. Ainsi, plus la durée de chargement de votre site est réduite, plus la durée de rétention des utilisateurs est élevée et moins le taux d’abandon est significatif. La mauvaise performance de votre site web peut même décourager les internautes. Selon un autre sondage, près de 80 pour cent des personnes interrogées précisent qu’elles ne renouvelleront pas leur visite sur les sites trop lents.

2. Facteur de classement : Pour Google et les autres moteurs de recherche, une expérience utilisateur positive constitue un facteur déterminant pour évaluer la qualité d’un site web. C’est la raison pour laquelle le page speed est désormais considéré comme un facteur de classement par Google. Plus votre site charge rapidement, meilleures sont vos chances d’obtenir un classement élevé.

3. Revenus : Selon une étude, une augmentation de la durée de chargement d’une seconde peut faire diminuer le nombre de conversions jusqu’à sept pour cent. Ce qui paraît négligeable au premier abord peut néanmoins être démontré à l’aide d’un calcul très simple. Si votre boutique en ligne génère des revenus quotidiens de 1 000 euros, l’augmentation du temps de chargement d’une seconde peut entraîner des pertes de 70 euros par jour. Sur un mois, vous perdez ainsi 2 100 euros de revenus. Sur un an, un site lent représente donc un véritable gouffre pour vos revenus.

4. Exploration : Les sites qui chargent lentement sont explorés plus lentement et de manière moins intensive par le Googlebot en raison du budget d’exploration limité dont dispose ce dernier. À travers la vitesse de chargement, vous déterminez donc également le degré d’exploration de votre site web et l’actualisation de vos contenus dans l’index Google.

Combien de temps un site devrait-il charger ?

En principe, un site web ne doit pas mettre plus de deux secondes à charger pour garantir une expérience utilisateur satisfaisante. Plus la durée de chargement est réduite, mieux c’est. Si cette durée de chargement est inférieure à une seconde, c’est l’idéal.

Ces facteurs influencent la performance et la durée de chargement de votre site web

La vitesse de chargement de votre site dépend de nombreux facteurs différents. Vous pouvez en améliorer certains à l’aide de l’optimisation OnPage, tandis que vous n’avez aucune influence sur les autres.

Vous n’avez aucune influence sur les facteurs suivants :

  • Bande passante : La durée de chargement de votre site est influencée par la bande passante disponible. Le site chargera plus lentement sur un smartphone avec une connexion 3G qu’avec une ligne DSL haut débit.
  • Cache de navigateur : Lorsqu’un internaute utilise un navigateur dont le cache n’a pas été vidé depuis longtemps, le chargement de la page peut être ralenti significativement puisque la mémoire vive de leur ordinateur ne suffit plus à traiter la quantité de données reçues.

En revanche, vous pouvez influencer ceux-ci :

  • La taille des données : La taille de votre site Internet détermine la vitesse à laquelle il peut être chargé. Plus la taille des données est réduite, plus le site peut charger rapidement.
  • Les connexions au serveur : Plus le nombre de connexions au serveur par demande d’un client est élevé, plus les contenus peuvent être chargés rapidement.

Dans les faits, la quantité de données qui doit être chargée lors de chaque affichage d’une page constitue un facteur déterminant pour la durée de chargement du site. Plus la bande passante disponible est réduite, plus ce facteur est important.

Ces méthodes vous permettent d’optimiser la durée de chargement

Il existe de nombreux points de départ permettant d’augmenter la vitesse de chargement d’un site web. Certains sont relativement techniques tandis que d’autres reposent simplement sur l’élimination des contenus inutilisés et la compression des données. C’est parti !

1. Réduire ou raccourcir les requêtes http

Lorsqu’un client consulte votre site web, il doit envoyer une requête http au serveur pour chaque nouvelle source qu’il rencontre. Une requête peut par exemple être nécessaire pour une image, puis une autre pour un tableau. Chacune de ces demandes influence la durée de chargement.

Vous pouvez réduire le nombre de demandes en limitant par exemple l’intégration de données externes à travers la CSS ou JavaScript. Vous pouvez également limiter le design de votre site web aux éléments essentiels.

2. Utiliser uniquement une feuille de style CSS

La CSS permet de définir les tailles de police, les couleurs et d’autres éléments de webdesign. Néanmoins, lorsque chaque style est consigné sous forme de commande CSS individuelle intégrée au code HTML, une demande est générée pour chaque élément et nécessite donc une durée de chargement supplémentaire.

Le regroupement de toutes les données CSS en une seule feuille de style permet un affichage plus rapide du site. La feuille de style CSS est liée dans le domaine du site.

3. Minimiser les données CSS et JavaScript

Vous pouvez limiter la taille des données CSS et JavaScript en supprimant par exemple les espaces inutiles, également appelés « whitespaces« . De cette manière, le code source peut par exemple être réduit à une seule ligne.

Extrait de code comportant des espaces et des sauts de ligne :

Code CSS sans sauts de ligne :

Pour minimiser les données JavaScript et CSS, vous pouvez également utiliser des outils spéciaux. Nous vous conseillons les outils suivants :

4. Charger en dernier les données JavaScript et CSS

Votre site web ne peut être affiché complètement que lorsque toutes les données JavaScript et CSS ont été chargées. Afin d’accélérer le processus de chargement, vous pouvez intégrer le JavaScript et la CSS uniquement à la fin du code HTML. Ainsi, même lorsque le serveur est lent, l’affichage de la page ne sera pas perturbé dans un premier temps.

L’emplacement idéal pour les données CSS est la zone de votre site. En revanche, il est conseillé d’intégrer le code JavaScript dans le pied de page.

Par exemple, il est possible d’intégrer ces données de la manière suivante :

5. Utiliser des sprites CSS

Les sprites CSS désignent des données CSS composées de plusieurs images individuelles. Ainsi, il est par exemple possible de résumer toutes les images d’arrière-plan d’un site web. Au lieu d’envoyer un grand nombre de requêtes séparées, le navigateur n’a plus besoin que d’une seule demande pour pouvoir afficher toutes les images d’arrière-plan. La CSS définit précisément le cadrage de l’image et à quel endroit chaque section de l’image doit être affichée.

Exemple : XING a ici assemblé différentes images d’arrière-plan en un seul sprite CSS.

css sprite sur xing

Illustration 4 : CSS Sprite sur Xing

Le navigateur est informé par les paramètres CSS de la manière dont il doit organiser verticalement et horizontalement les images. Un code CSS pourrait donc par exemple ressembler à ceci :

et être complété de la manière suivante :

6. Externaliser les données JavaScript et CSS

CSS et JavaScript sont deux formes de données qui déterminent une grande partie de l’aspect visuel de votre site web. Ces éléments nécessitent une grande quantité de code source qui doit à nouveau être lue à chaque fois que votre site est consulté. Cela prend du temps.

Afin de réduire la taille du code source, vous pouvez externaliser les données CSS et JavaScript. Celles-ci seront ensuite associées dans un seul document. Pour ce faire, il suffit ensuite de procéder à un rappel. Lorsque le navigateur charge le document dans le dossier d’enregistrement intermédiaire (cache), la durée de chargement peut à nouveau être réduite.

Vous pouvez externaliser les données JavaScript de la manière suivante :

Affichez le code source de votre site dans un éditeur de texte. Coupez toutes les données JS et créez un nouveau document texte dans lequel vous intégrerez tous les morceaux de code. Enregistrez le document sous main.js et déposez-le sur votre serveur dans le dossier où se trouvent tous les autres fichiers HTML.

Dans le code HTML de votre site web, supprimez les instructions suivantes :

et

Remplacez ensuite les instructions supprimées par l’instruction suivante :

7. Optimiser toutes les images

Les images sont essentielles à la création d’un site web à la fois clair et attrayant pour les visiteurs. Cependant, les images présentent un risque d’augmentation significative de la taille des données de votre site et donc d’allongement de la durée de chargement.

C’est la raison pour laquelle nous vous conseillons d’utiliser uniquement des images optimisées pour une utilisation web. En règle générale, les photos et les images en haute résolution doivent être utilisées au format .jpeg tandis que les illustrations dont les dimensions sont inférieures à 10 x 10 pixels se verront attribuer le format .gif.

Étapes suivantes :

  • Comprimez vos images à l’aide d’un programme de traitement d’images comme Gimp ou Adobe Photoshop avant de les utiliser sur votre site web. Ces deux programmes disposent d’une fonctionnalité « Enregistrer pour le Web » destinée aux débutants. Celle-ci permet d’optimiser automatiquement la taille des fichiers. Des outils comme kraken.io ou PNGGauntlet permettent quant à eux de réduire une nouvelle fois la taille des fichiers à travers la suppression des informations complémentaires.
  • Indiquez la taille de l’image correspondante dans le code source : lorsqu’un moteur de recherche doit calculer lui-même les dimensions des illustrations, la durée de chargement peut s’en ressentir. La taille indiquée doit correspondre à la taille d’origine de l’image déposée sur le serveur. Vous pouvez indiquer la taille de l’image à l’aide de la CSS.
  • Supprimer les balises meta et les fichiers EXIF : lorsque vous utilisez par exemple des images issues de votre propre appareil photo ou smartphone, celles-ci sont accompagnées d’un grand nombre d’informations complémentaires, telles que le lieu où elles ont été prises, l’appareil photo utilisé et bien d’autres données. Un outil comme tinypng vous permet de supprimer ces informations et donc d’économiser de l’espace de stockage.

8. Utiliser des caches générés par le serveur

À travers cette méthode, un document HTML est enregistré de manière provisoire sur le serveur qui contient les éléments centraux de votre site Internet. Si cette URL est consultée une deuxième fois, ces éléments n’ont plus besoin d’être chargés à partir du serveur mais peuvent être récupérés directement dans le fichier d’enregistrement intermédiaire.

9. Utiliser la compression GZip

GZip vous offre la possibilité de comprimer un site complet. Cela signifie que les données à charger sont réduites et que la durée de chargement peut donc être revue à la baisse. L’avantage de cette mesure d’optimisation réside principalement dans le fait qu’elle est relativement facile à mettre en place et que le format GZip est utilisable par tous les serveurs Web courants. Les navigateurs ou le Googlebot ont donc besoin de moins de temps pour recevoir votre site. Étant donné que les serveurs Apache sont généralement utilisés pour les sites web, l’exemple utilisé ici est celui d’Apache.

On utilise par exemple deux modules différents : mod_deflate et mod-gzip.

Comment comprimer des données à l’aide de gzip ?

1. Insérez la ligne « mod_deflate » dans le module Apache et redémarrez le serveur.

2. Complétez le fichier .htaccess à l’aide de ces lignes et enregistrez-les :

# gzip Compression

<ifmodule mod_deflate.c>

AddOutputFilterByType DEFLATE text/text text/html text/plain text/xml text/css application/x-javascript application/javascript

</ifmodule>

Grâce au fichier .htaccess, vous pouvez transmettre des ordres au serveur qui doit les exécuter sous forme de requête à travers un client. Le fichier .htaccess est par exemple utilisé pour les redirections 301.

10. Utiliser un Content Delivery Network (CDN)

Un Content Delivery Network est un ensemble de serveurs décentralisés situés sur différents sites et sur lesquels des parties de votre site sont enregistrées. De cette manière, il est par exemple possible de télécharger des données à partir de différents serveurs lorsque le site est consulté. Ainsi, la durée de chargement peut être réduite significativement. Le recours à un CDN est avant tout judicieux lorsque votre site web a une portée mondiale et que vous souhaitez que vos utilisateurs puissent accéder à un site rapide, où qu’ils se trouvent dans le monde.

Pour pouvoir utiliser un CDN, vous devez vous inscrire auprès d’un fournisseur. Il existe des CDN gratuits sur Internet, mais nous vous conseillons vivement de vérifier attentivement les conditions de gratuité de cette offre.

Les fournisseurs payants établissent généralement leurs factures en fonction du volume de données utilisé mensuellement sur le réseau.

Les fournisseurs les plus connus sont :

11. Réduire les redirections 301

Les redirections 301 sont certes pertinentes pour éviter les contenus en double ou pour rediriger les URL qui ne sont plus utilisées vers de nouvelles URL suite au nouveau lancement d’un site, mais chaque redirection augmente la durée de chargement. Le ralentissement provoqué par chaque redirection n’est certes pas significatif, mais il n’en reste pas moins perceptible. En effet, à chaque fois qu’un navigateur rencontre un lien de redirection, il doit accéder à une nouvelle URL. Il doit ensuite attendre qu’une requête http lui soit renvoyée.

Lorsque plusieurs redirections 301 se succèdent, la durée de chargement peut donc augmenter significativement. En outre, le Googlebot suit au maximum trois redirections, et l’enchaînement de redirections constitue donc également un désavantage sur le plan de l’exploration.

Afin d’éviter la présence de nombreuses redirections, il est conseillé de documenter la structure des URL ou la création de nouvelles URL pour votre site. Il en va de même pour les redirections 301 mises en place. Lors de l’analyse de votre site web, si vous trouvez plusieurs redirections consécutives, vous devez associer la première redirection au véritable lien cible en évitant de réaliser un détour à travers une ou plusieurs redirections.

12. Utiliser des serveurs dédiés

À l’heure actuelle, de nombreux sites sont hébergés sur des plateformes d’hébergement partagé. Cela signifie que vous partagez votre serveur avec d’autres sites web. Selon le fournisseur, ce nombre peut rapidement atteindre les 100 sites. Ces serveurs doivent ensuite traiter simultanément toutes les demandes des sites qu’ils hébergent. En règle générale, ce système fonctionne uniquement au détriment de la durée de chargement.

Si vous souhaitez éviter ce problème, nous vous conseillons d’héberger votre site sur un serveur dédié. Ainsi, vous aurez la possibilité d’adapter individuellement le matériel du serveur aux besoins de votre site. De cette manière, vous gagnez un temps précieux en termes de durée de chargement.

Effet secondaire positif : vous n’avez plus à vous occuper de votre voisinage sur le serveur.

13. « Nettoyer » le code source

Lors de la consultation d’un site web, un client ou un navigateur suit le code source du document HTML ligne par ligne. Tous les espaces ou les sauts de ligne sont donc également lus. Un espace superflu n’aura sans doute aucune conséquence négative sur les performances de votre site. Étant donné qu’un site web peut être constitué de plusieurs centaines de lignes de code en fonction de sa taille, les espaces ou les commentaires superflus peuvent néanmoins avoir un impact significatif sur la durée de chargement.

Petit guide de « minification » du code source :

  • Supprimez tous les commentaires inutiles dans le code source.
  • Supprimez toutes les espaces superflues.
  • Supprimez toutes les mises en forme excédentaires, comme par exemple les mises en forme qui apparaissent sans contenu dans le code source : .

Afin d’éviter un code source trop long, nous vous conseillons soit d’intégrer systématiquement les textes à votre site directement au format HTML, d’utiliser l’éditeur de CMS ou d’intégrer vos textes sous forme de texte brut avant de le formater. Lorsque vous intégrez directement des textes à partir de Word ou d’autres programmes de traitement de texte dans le fichier CMS, ceux-ci contiennent un code source trop long.

14. Utiliser la prélecture et le pré-rendu

Lorsque vous avez recours à la technique de la prélecture, votre navigateur enregistre certains éléments de votre site web dans le cache, avant même que la page ne soit chargée dans son intégralité. Ainsi, il est possible de charger des images, des graphiques ou des données JavaScript et CSS sans que le rendu du site n’en soit affecté.

Pour prélire un fichier, vous devez adapter le code source. Dans ce cas, l’attribut rel= »prefetch » est intégré avant l’élément souhaité.

Un exemple :

<link rel= »prefetch » href= »//mapage.fr/image.jpg »>

Dans le cas présent, une autre page a déjà été chargée avant même d’avoir été appelée. La durée de chargement en cas de nouvelle visite du site est ainsi raccourcie.

Si vous utilisez la méthode de pré-rendu, un site web complet est téléchargé au préalable par le navigateur et enregistré de manière provisoire dans le cache. Ce dernier inclut toutes les données nécessaires à l’affichage complet du site. En cas de consultation, un site rendu au préalable peut pratiquement être chargé sans délai. La durée de chargement devient ainsi inférieure à 50 millisecondes.

Pour mettre en place le pré-rendu, vous devez intégrer les lignes ci-dessous dans le code source du site concerné :

<link rel= »prerender » href= »//prerendering-page.fr/repertoire »>

15. Réduire les scripts externes

Qu’il s’agisse de boutons de partages ou de codes de suivis, les scripts externes peuvent être intégrés à votre site web selon différentes configurations et dans des objectifs multiples. Cependant, s’il y a bien un élément à prendre absolument en compte, c’est que ces codes peuvent ralentir votre site.

C’est la raison pour laquelle nous vous conseillons d’installer uniquement les boutons de partage dont vous avez vraiment besoin. Essayez également de limiter le nombre de codes de suivi au minimum.

Conseils supplémentaires :

  • Utilisez uniquement des codes de suivi asynchrones. Ceux-ci sont uniquement chargés une fois que la page a été ouverte et ne perturbent donc pas le chargement de la page.
  • Utilisez par exemple des outils comme le Gestionnaire de balises Google. Dans ce cas, l’intégration d’un seul extrait de code dans le code source du site suffit à la mise en place de nombreuses variantes de suivi. De cette manière, la durée de chargement sera encore moins perturbée.
  • Réduisez le nombre d’iframes.

16. Utiliser des AMP

À travers la technologie Accelerated Mobile Pages, Google offre aux webmaster la possibilité de charger des sites mobiles pratiquement sans délai. Pour ce faire, les sites en question doivent remplir plusieurs conditions préalables afin de pouvoir être affichés sur les appareils mobiles.

De nombreux CMS, comme par exemple WordPress, autorisent l’utilisation de la technologie AMP à l’aide de plug-ins. Jusqu’à présent, les AMP ne pouvaient pas encore être utilisées pour les boutiques en ligne, même si cette possibilité est envisagée par les développeurs.

Conseils supplémentaires :

  • Page d’accueil du projet AMP
  • Plug-ins AMP WordPress

17. Utiliser la mise en mémoire cache sur les navigateurs

La mise en mémoire cache sur les navigateurs permet d’enregistrer provisoirement certains éléments de votre site web, non pas sur un serveur web comme dans le cas de la mise en mémoire cache sur serveur, mais sur un navigateur. Par conséquent, l’ouverture d’une nouvelle URL sur votre site n’entraîne pas le renouvellement complet du chargement de tous les éléments qui le composent et augmente donc la vitesse de chargement.

La mise en mémoire cache sur les navigateurs peut être activée dans de nombreux CMS à l’aide de plug-ins ou d’extensions. Dans le cas de WordPress, les plug-ins disponibles pour la mise en place de la mise en mémoire cache sur les navigateurs sont les suivants :

L’activation manuelle de la mise en mémoire cache sur les navigateurs est effectuée en adaptant le fichier .htaccess. Pour ce faire, vous pouvez activer l’un des deux modules du serveur Apache : mod_headers ou mod_expires.

Si vous optez pour le module mod_headers, le fichier .htaccess doit être complété à l’aide du code suivant (Source : GitHub):

<FilesMatch « \.(css|js|gif|pdf|jpg|jpeg|png)$ »>
Header set Cache-Control « max-age=2592000, public »
</FilesMatch>

Les parenthèses rondes se rapportent aux formats de fichiers déposés dans le cache. Dans le même temps, la durée du cache est indiquée par la mention « age ». L’unité de mesure choisie est la seconde. Dans l’exemple présent, la durée pendant laquelle le cache doit être conservé par le navigateur équivaut à peu près à 30 jours.

Si vous souhaitez utiliser le module mod_expires pour la mise en mémoire cache sur les navigateurs, vous devez intégrer les lignes de code ci-dessous au fichier .htaccess (Source : GitHub):

## Cache Expiration ##
<IfModule mod_expires.c>
ExpiresActive On
ExpiresByType image/jpg « access plus 1 year »
ExpiresByType image/jpeg « access plus 1 year »
ExpiresByType image/gif « access plus 1 year »
ExpiresByType image/png « access plus 1 year »
ExpiresByType text/css « access plus 1 month »
ExpiresByType text/html « access plus 1 month »
ExpiresByType application/pdf « access plus 1 month »
ExpiresByType text/x-javascript « access plus 1 month »
ExpiresByType application/x-shockwave-flash « access plus 1 month »
ExpiresByType image/x-icon « access plus 1 year »
ExpiresDefault « access plus 1 month »
</IfModule>
## Cache Expiration

Cette méthode permet de déterminer séparément une durée écoulée pour chaque type de fichier.

18. Raccourcir le délai de réponse du serveur

Le délai de réponse d’un serveur dépend de nombreux facteurs. En règle générale, vous n’avez aucune influence directe sur ces derniers et vous devez vous adresser à votre hébergeur web. Pour Google, un délai de réponse inférieur à 200 millisecondes est considéré comme satisfaisant.

Les points suivants peuvent conduire au ralentissement de la vitesse de chargement :

1. Les applications incorrectes : Vérifiez au préalable que votre CMS est installé correctement ou si certains éléments de code présentent des problèmes. Dans certains CMS comme WordPress, certains plug-ins peuvent également avoir une influence négative sur le délai de réponse du serveur.

2. Les requêtes de bases de données : Chaque site web se réfère à une banque de données. S’il y a des erreurs dans les connexions à la base de données, celles-ci ont des conséquences néfastes sur le délai de réponse du serveur et augmentent la durée de chargement du site Internet.

3. Les structures et bibliothèques des fournisseurs tiers : Ces éléments peuvent avoir une influence négative sur les performances du serveur.

4. Votre CMS : Votre système de gestion de contenu lui-même peut ralentir la vitesse de chargement et allonger le délai de réponse du serveur. C’est notamment le cas lorsque vous ajoutez de nouvelles fonctionnalités à votre CMS.

5. Les plug-ins : WordPress est souvent considéré comme le CMS qui permet certes l’installation de nombreux plug-ins, mais reste extrêmement vulnérable à une diminution des performances du serveur en cas d’installation du mauvais plug-in.

6. Un microprocesseur défaillant : Lorsque votre site est géré par un hébergeur bon marché, les pics de trafic sur les autres sites web hébergés sur le même serveur peuvent entraîner des pertes de vitesse.

7. Une mémoire insuffisante : Si votre serveur dispose d’une mémoire insuffisante, une augmentation du trafic peut conduire à un ralentissement de votre site.

Dans certains cas, un changement au profit d’un autre hébergeur peut être nécessaire, car les services offerts ne sont pas suffisants pour votre site.

19. Éviter les Bad Requests

Si un client, comme par exemple un navigateur Web, accède à votre site, des requêtes sont présentées pour chaque ressource afin de pouvoir afficher les données. L’impossibilité de trouver ces ressources sous forme d’images ou de fichiers JavaScript entraîne une réaction en chaîne qui allonge le délai de chargement.

Vous pouvez éviter les Bad Request facilement en corrigeant les fichiers erronés et en indiquant le chemin d’accès adéquat ou en ayant recours à un nouveau fichier.

20. Utiliser la CSS3 pour les arrière-plans

Chaque image utilisée sur votre site web nécessite plusieurs lignes de code. Lorsque des internautes consultent votre site, ce code est lu ligne par ligne. Lorsque vous intégrez des boutons, des icônes ou des arrière-plans sous forme de fichiers images, un navigateur a besoin de beaucoup de temps pour charger votre site.

La solution réside dans la génération de tous les éléments graphiques à l’exception des photos à l’aide de la CSS3. De cette manière, vous pouvez réduire le code source. Parallèlement, les fichiers peuvent être affichés en haute définition sur tous les périphériques.

Conclusion

Un site web dispose de nombreux paramètres que vous pouvez régler de manière à améliorer le délai de chargement de celui-ci. Dans cet article, vous avez pu découvrir quelques-unes des possibilités qui s’offrent à vous. Certaines méthodes peuvent également être mises en œuvre par les débutants et les novices du SEO. Ainsi, chacun peut augmenter la vitesse de son site et assurer la satisfaction des utilisateurs tout en respectant les exigences des moteurs de recherche.

Posted by Mason